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Page évolutive. Dernière modification : 26/04/2011

« Dans l'île se reproduit, à travers la mémoire rituelle la vieille séquence des origines africaines. La ligne d'héritage est la même des deux côtés de l'Atlantique : des Efor (c'est-à-dire des Efut) aux Efik (c'est-à-dire des Ibibio). » (Jorge & Isabel Castellanos.1992)
TABLEAU 1. ABAKUÁ : DE L'AFRIQUE A CUBA.
Ce tableau ne prétend pas être un vocabulaire abakuá. Le lecteur trouvera des travaux de ce type dans la bibliographie.
Son but est de résumer le rapport entre des mots du vocabulaire abakuá et leur origine africaine. D'autres mots dont nous n’avons pas de précision d’origine ont été rapprochés de ceux qui ont une origine africaine identifiée ou vraisemblable quand ils faisaient sens dans ce contexte. Les termes allusifs aux tambours (sacrés, symboliques etc.) renvoyant eux-mêmes à la notion de voix (sacrée, animale, chant…) nous avons complété le contexte musical par le vocabulaire spécialisé employé.
Ce tableau a été réalisé principalement d’après les données figurant dans Ivor Miller « Cuba Abakuá Chants : Examining New Linguistic and Historical Evidence for the African Diaspora » (cf bibliographie), sauf indication d’une autre source.
Parmi ces autres sources : Robert Farris Thompson. 1998. "Tres flechas desde el monte: La influencia Ejagham en el arte mundial", résumé par « R.F.T. 1998 » à l’intérieur du tableau. Et Sosa 1984.
Quand les termes d’origine rituelle sont passés dans l’espagnol populaire de Cuba, nous le mentionnons, ainsi que le sens qu’il a pris dans cet usage (indication « pop. »).
Autres abréviations : (esp.) = langue espagnole (port.) = langue portugaise
VOCABULAIRE abakuá & RACINES AFRICAINES
Cuba
Afrique
Sens à Cuba
Sens en Afrique
Langue africaine d'origine
Carabalí *
Calabar (port.)
Kalbary (eng.)
Ensemble méta-ethnique d'esclaves des Calabars à Cuba.
Région côtière du Sud-Est du Nigéria et de l'Ouest du Cameroun
Coexistence de langues kwa & bantu (groupe Niger-Congo) Bibí
Ìbìbìbìò
Désignation ethnique esclavagiste
Langue, peuple, ethnie
Ìbìbìbìò
Juegos, potencias, naciones, tierras, partidos (esp.)
Autodénominations de sociétés abakuá
Efìk bùton
Efì kebùton
Efik Obutong
Société abakuá fondée entre 1834 & 1836. La Première en date. Sous le patronage du Cabildo carabalí Brícamo Ápapa Efo
Une ville Efik
Èfìk
abakuá
Qua
àbàkpà
Equivalent des sociétés Èkpe (confrérie initiatique, culte, pratiques culturelles) des Ìbìbìbìò , Èfìk, èfut, Ibo, Oron etc.
Equivalent des sociétés Egbe des Ejagham (antérieures aux précédentes selon R.F.T. 1998)
Ces sociétés concernent à la fois des peuples de langue Benué - Congo, où elles sont nées, et de langue kwa (Ibo, Ijaw, Iyó)
Village Qua
Population nommée àbàkpà par les Efik
(lieu actuellement connu comme :
« Big Qua Town »). Source R.F.T. 1998
« abakwa » serait un nom donné par les èfik pour désigner ces Qua, voulant dire « les premiers habitants » (Afigbo.1967)
Ejagham (1)
Èfìk
Efik Abakuá
Èfìk
Société abakuá
(la plus ancienne en activité de la « tierra » Efi, née en 1845.)
Èfìk : peuple, langue, ethnie des Calabars.
Èfìk (langue bantoïde appartenent à l'ensemble Ìbìbìbìò ).
Efó
Efor
Efut
Peuple, langue, ethnie des Calabars
efut
(langue bantoïde rattachée aux Ejagham-ekoi)
Efori nkómon
Efri ekomo
1. Société fondée par un groupe Apapa Efó (en présence des sociétés antérieures). 1840
2. « Tambour puissant » (Cabrera. 1958)
« Souffler » ou jouer le tambour d'ordre = signifier une interdiction
Nkómon,
enkomo
ekomo
Tambour court abakuá (cf. infra : enkomo )
Tambour court Ékpe
Orú Apapa
Oron
Société abakuá (la plus ancienne de la tierra Orú ou Orumbo ) 1848 ?
Oron : Groupe ethnique de la Cross River, sous-groupe Ibo.
Ékuéri Tongó
(ou Ápapa Umóni)
Ekuritonko / Ikot Itunko
Société de lignage Efi parallèle à Efik Ebuton. 1848
Nom indigène de Creek Town (Calabar)
Brikamo
Tradition carabali (famille Calle de Matanzas)
Nkríkamo
« contremaître des morts » i.e. guide des ireme.
Exécuteur des châtiments désignés par les obones. Joue l'ekón en réponse au tambour de l'ekueñon dans certain rite. (Castellanos. 1992)Nkríkamo
Tambour symbolique du Nkríkamo.
Eribangandó
Ireme "qui montre le chemin" (porte un coq)
Ireme
(peut être aussi appelé ñaña ).
Idèm ékpe
1. masque
2. « Représentant muet de La Voix » (R.F.T. 1998)
3. « êtres d'outre-tombe... qui voient et écoutent mais ne parlent pas » et s'expriment par leur gestualité et leur chorégraphie (Tato Quiñones, 1994).
4. « dignitaire abakuá désincarné » (Díaz Fabelo. n. d.)
masque
Èfìk
ídêm
mascarade
Ìbìbìbìò
gbé
Société du Léopard
Ejagham, Ekoi
ékue
1. ékpe
Tambour sacré muni de pieds qui « rugit » pour autoriser le rite (à friction). Réputé d'origine Efó à Cuba.
« Tambor d'entre les tambours » d'où surgit « La Voix » (Castellanos.1992)
1. ékpe (Société du) Léopard
(une société féminine secrète Èfiks'appelle Ekpa)2. Ekwe : léopard
2. Ekwe tambour sacré qui « rugit » pour autoriser le rite
1. Èfìk
2. Ododop (Sosa 1984)
3. Èfik, Ekoi, Ibo
uyo ou yuyú, yúyu
úyò
1.Voix (d'ékue), sonorité du tambour Ekue
2. Le divin, le secret, la voix divine
voix, sonorité secrète de Ekpe
Ìbìbìbìò
Bakri ñamkue
ou Bakri ñañkue
nyampke
1.Tambour-crâne rituel à friction. Ce type d'Ekué est joué pour les rites funéraires du Iyamba, maître de l'Ekué.
2. (littéralement) : « cadavre d'un mort distingué et inicié » (R.F.T. 1998).
Grade Ekpe (Goldie, 1862)
Èfìk
Ñampe
Mort (pop.)
Butame
butamu
Temple (ou Ékué fait entendre le léopard)
léopard
Fambá
(ou butame )
Efamba
temple
Dispositif secret des artefacts d´Ékpe (dans la forêt pour les Efut & les Ejagham, dans un temple pour les Èfik )
Èfik, Efut, Ejagham
Moni fambá
Ireme chargé de garder le fambá. Le « portier ».
Fé ékué
( ou Famballín
ou iriongo )
Efe ékpe
Partie du famba où est joué Ékué (il est caché à la vue des simples initiés par un rideau).
1. Maison-siège d'ékpe
2. Cabane, construction Ékpe
3. 'feikpe : maison à palabres
Èfìk
Sikan
Sikanekue
Sikan
Héroïne, fille de roi Efo et épouse de roi Efi, ayant été sacrifiée suite au pacte Efi-Efo, fondatrice mythique liée au poisson sacré Tanze et à la rivière. « Condamnée à mourir pour renaître dans le tambour » (CASTELLANOS.1992)
Divinité des eaux
Akanawán
(ou : mokondó, afumíreme, saco)
Akanawán
Vêtement d'Ireme
Vieille femme (NB : l'esprit de Sikan serait présent dans certains Iremé à Cuba)
efomiremo
Vêtement des Ireme (R.F.T. 1998)
plante (esp.)
Cérémonie majeure abakuá. (parmi celles-ci la consécration d'un nouveau tambour ekué quand l'ancien est inutilisable).
Cérémonie d'initiation des obonekué
Allusion à un acte revendiquant un territoire en Afrique : planter une branche de palmier (arbre sacré Ékpe) dans le sol revendiqué, le « différent de propriété » devant être tranché par la société Ékpe. baróko
Mböröko
Cérémonie abakuá. Plante comportant la désignation de charges (plazas)
masque qui sort quand meurt le roi
Baróko nansó
Cérémonie de fondation
Isaroko
Domaine de la société abakuá extérieur au famba. La cour.
ou
Valla (esp.)
arène de combat (de coq)
groupe de personnes formant un couloir chantant et dansant dans le patio du temple abakuá
Abasí
Abasi, Abassi, Obassi
Dieu suprême
Dieu suprême
Abassi = Èfik, Ìbìbìbìò
Obassi=Ekoi (Sosa 1984)enyenisòn
enyenison
Afrique, africain
(Èfìk) qui a (possède) la terre, fils de la terre
Èfìk
Efímeremo
Efiom Edem
Iyambá, le premier initié.
Roi de Duke Town (fin 18 e s.), qui fut également Eyamba de Ékpe. L'homme le plus influent (polit. & économ.) de l'histoire Efik.
Iyamba
Iyamba
- Plus haut grade abakuá. Le premier d'entre les obones. C'est lui qui joue l'ekue, ou plutôt en fait sortir « La Voix » par la technique de la fragaya.
- Roi efo dans le mythe fondateur.
Grade Ékpe
Èfìk (Goldie)
mokongo
mekongo Second grade abakuá. Obon, chef des fêtes et rituels extérieurs au famba, dans l' isaroko .
Obon
Plur. : obones
obong
Chef, dirigeant, roi.
Désigne les quatre hiérarques supérieurs d'une société ( Iyamba, Mokongo, Isue, Isunekue ).
Chef, roi
obonékue
Obong ékpè
Initié (de faible grade)
Membre d'Ékpe
abanékue
abanékpè
Initié (de faible grade)
Initié (de premier grade), néophyte
sese, seseribo, eribó, senseribó
Objet rituel consacré en forme de tambour de l' Isué (Le seseribo est parfois comparé au calice et l' Isué à un évêque). Sa peau n'est jamais tendue et il n'est jamais joué.
Isunekue
Obon « gardien de la voz », gardien du famballín où réside l'ekue. Le « Grand Substitut », celui qui peut remplacer les autres obones, y compris l'Iyamba pour faire rugir « La Voix » (Castellanos. 1992)
Ekueñon
Dignitaire abakuà, ministre des sacrifices (Castellanos. 1992)
Ekueñon
Efìk, Ekoi (Sosa 1984) Ekueñon
Ékpeñón
Tambour symbolique de l' Ekueñon
Efìk, Ekoi (Sosa 1984) Mpegó
Dignitaire abakuà, celui qui trace les firmas sur les initiés et sur les tambours, celui qui commande le silence avec son tambour pendant les initiations, chargé de la discipline.
Mpegó
Tambour symbolique du Mpegó
Násako
Dignitaire abakuá chargé entre autres de consacrer les sept muñones (plumets) qui ornent les tambours symboliques.
Un des 14 chefs du mythe fondateur, le sorcier.
monína
monína
1. frère en religion)
2.« mon frère » (figuré, pop.)
ami
Ejagham*
mimba
min, mimbo
Boisson rituelle (vin de palme?)
boisson rituelle (vin de palme)
Èfik
asére
asere
1. Je salue
2. « mon frère » (figuré, pop.)
Je te salue
Ibìbìbìò
(chants in Akpabot 1975).
àsè
1. ainsi soit-il
2. expression élogieuse pour une personne de haut rang
esiere
bonsoir
Èfìk
asiere
bonsoir
Ìbìbìbìò
emesiere
bonjour
Ekobio
Ecobio
Okobio
frère en religion
« mon frère » (figuré, pop.)
Chévere
shebere
autorisé, qui détient l'autorité
bon, excellent, généreux, ouvert, chouette (pop.)
Payador (esp)
Chanteur improvisateur
Gallo (esp.)
Coq, chanteur soliste
Moruá yuánsa Ou Yuánsa na
Chanteur soliste
Moruá Batanga
Titre d'un dignitaire Moruá yuánsa. Signifierait : « Celui qui parle beaucoup »
Batanga
1. Beaucoup
2. Ethnie du Sud-Ouest Cameroun (du même groupe que Efut)
Langues bantoues
Moruá
Mu'-ru-a
Chant
Initié supérieur en Ékpé, pleureur-hurleur des dignitaires de haut rang
Moruá
Mùrúa
Dignitaire abakuá
(sans lien avec le moruá Yansa)
Un des degrés du culte Ékpé, intervenant dans le couronnement des rois
Jerey baribá benkamá - (Rép.) Wa !
Oye bari....ooo... - (Rép.) Uwa !
« Attention ! je vais dire mon histoire et déclare » (Rép.) « Prêt ! »
« Attention ! je vais parler « (Rép.) « Prêt ! »
be
Dire une histoire
Londo (Efút ?) et autres (l. bantu)
n-kamá
Je déclare
enkame
ekame
chant
Appeler l'attention, commencer, déclarer
Èfìk
Inúa / béfumas
/ decima (esp.)
1. Inùa (n.)
2. eneminua (v.)
Type de chant
1. bouche
2. flatter
Èfìk
ibiono
I-bi-ön'-ö
1. Swing, duende,
2. musique
Ville Ibibio
Ìbìbìbìò
Tratados (esp)
Mythes (chantés)
Controversia (esp)
Compétition entre deux Moruá yuánsa
Biankomo
Biankomé
Biankomeko /
Orchestre de tambours dans la valla. Les tambours du biankomo sont réputés d'origine Efí à Cuba.
enkomo
ekomo
Tambour court du biankomeko. Les trois enkomo sont : biapá , arobapá , and kuchiyeremá . Tambours à coins pariétaux comme l'ensemble des tambours abakuá.
Tambour (générique). Les membranophones de la région de Calabar ont un mode de tension spécifique : « à coins pariétaux ».
Éfik
Ìbìbìbìò
Bonkó Enchemiya, ( bonko enchemi, bonko, boncó )
Tambour soliste du Biankomo
Moní bonkó
Tambourinaire soliste du Biankomo
Moní enkomo
Tambourinaire accompagnant
Muni
Chef (Efut)
Efut
Ebunko
Vice-président Ékpé
Ebonko
5e grade Ékpe (commandant les quatre autres)
Éfik & ?
Ebu nko / ebonko
Grade úgbé
Ejagham
Bonkó, bongó
Abuncko (18 e siècle)
Tambour. A Cuba, l'orthographe «bonkó» est réputée être Efik et «bongó» Efut & Ejagham (non vérifié en Afrique)
Tambour. 1773 : abuncko « a donné l'ordre » (s'est fait entendre pour annoncer une nouvelle loi)
Éfik
Ekón
Ñkóñ
Cloche à manche (sacrée dans la mythologie Efi). Réputé d'origine Efó à Cuba. Instruments joué uniquement par certains dignitaires autorisés car "à travers l'ekón parle Ekué". (Neira 2007)
Cloche (en forme d'entonnoir)
enkanika
Ñkanika
cloches à battants portées à la ceinture par les Ireme**
Cloche
Éfik
erikundi
idiophone d'osier tressé
itón
Baton.
1. Sorte de sceptre orné porté par des gradés abakuá
2. itones (plur.) batons entrechoqués pouvant intervenir dans la polyryhmie abakuá.Le itón de cérémonie abakuá est un équivalent du monyio Ekpe couvert de peau de félin et de fibres de rafia (R.F.T. 1998)
A abakuá, abanékue, Abasí, Ápapa Umóni, Akanawán, asére
B Bakri ñamkue, Baróko, Baróko nansó, Batanga, Biankome, biankomeko, Bibí, Bongó, Bonkó, Brikamo, Butame
C Carabalí, Chévere
E Efik Abakuá, Efì kebùton, Efìk bùton, Efímeremo, Efó, efomiremo, Efor, Efori nkómon, Ekobio, Ecobio, Ekón, Ékue, Ekueñon, Ékuéri Tongó, enkame, enkanika, enkomo, eribo, erikundi, enyenisòn
F Famba, Famballín, Fé ékué
J Juego (esp)
I Inuá, Ireme, Isaroko, Isunekue, Itón, Iyamba, iriongo
M Mokongo, Monína, Moni fambá, Moruá, Mpegó, Moni Bonkó
N Násako, nkómon, nkríkamo
Ñ ñampe, ñaña
O Obon, obonékue, okobio, Orú Apapa
P partido (esp), payador (esp), plante (esp), potencia (esp)
S sese, seseribo, Sikan, Sikanekue
T tierra (esp)
U Uyo
N. B :
- Ekoi : cluster d'environ 85 langues du Bassin de la Cross River
- Convention : le signe signalant un o ouvert en éfik (o barré en bas) est ici écrit : ö
(1) Ejagham : auto-dénomination ethnique (les Efik les ont appelés « Ekoi »). Les Ejagham font partie de l'ensemble bantu, linguistiquement et culturellement.
Leur existence dans leur localisation actuelle serait antérieure aux grandes migrations bantu (source : R.F.T. 1998). Cette localisation pourraiît être proche géographiquement de la source de ces migrations.* Les groupes Carabalí de l'Est de Cuba (cabildos Carabalí Isuama & Carabalí Olugo à Santiago, traditions carabalies de Guantánamo), bien qu'issus des Calabars, n'ont aucun lien repéré avec les sociétés abakuá, qui elles, sont limitées à La Havane, Matanzas & Cardenas. Des influences culturelles carabalí autres qu'abakuá sont repérées à Matanzas (cabildos brícamo), en Oriente, au Centre-Sud (Cienfuegos, Trinidad...).
** Les équivalents africains ékpe des Iremé, les Idèm ékpe, ne portent actuellement à la ceinture qu'une seule grande cloche à battant au dessus des reins.
II. TABLEAU 2. QUELQUES SOCIÉTÉS abakuá REMARQUABLES CRÉES AU XIXe siècle
Nom
Caractéristiques
Création
Localisation
Efìk bùton
Efì kebùton
La Première en date des sociétés abakuá fondée. Née sous le patronage du Cabildo carabalí Brícamo Ápapa Efo. Aujourd'hui disparue.
entre 1834 & 1836
Fondée à Regla. Membres liés à Belén
Eforikomó
La plus ancienne actuellement.
1840 (ou 1838)
Pueblo Nuevo (anct. Barracones)
Acanará Efó Ocobio Mucarará ("Mère Efó des Frères Blancs")
Fondée par Andrés Petit : la première société abakuá de Blancs
Regla1860
Bumá Efó / Efori Bumá dite aussi "Guzmán" (hispanisation)
Historiquement société de Noirs
El Horcón / Carraguao. Actuellement Los Pocitos de Marianao
Enseniñen
Historiquement société de Blancs. Ne pas confondre avec Ensenillén Efó, également société de Blancs, créée au XXe siècle à Atarés, laquelle fut sauvée de la disparition dans les années 40 du XXe siècle par l'assistance de Efori Bumá
El Horcón / Carraguao.
III. DIFFUSION ABAKUÁ
Il n'est connu de sociétés abakuá qu'à Cuba, toutes dans les provinces de La Havane & Matanzas. En 1975 se crée la Comisión Central de Unidad abakuá ou Organización por la Unidad Abakuá (O.U.A.) intégrée au départ part 43 potencias de La Habana, Guanabacoa & Marianao. Elle est reconnue en 1996 en réunissant les représentants 63 potencias avec les autorités (Ramon Torres. 2007).
Les potencias sont actuellement plus de 150, regroupant plus de 20.000 membres. Cependant, au cours de la société coloniale des prisonniers abakuá ont été transportés en Espagne et à Ceuta. Certains musées espagnols témoignent de la recréation d'artefact abakuá en Espagne (1998. Robert Farris Thompson). La tradition d'une société abakuá de Noirs transmet que ses objets rituels d'origine ont été sauvés par leur transport en Espagne par un Espagnol. Celui-ci fut ensuite le premier Blanc introduit dans cette société.
Aux USA, où des initiés Abakuá se sont installés depuis au moins les années 30 du XXe siècle, a commencé à se développer un art abakuá dans les années 2000 porté par des immigrants cubains abakuá et des initiés états-uniens. Les premiers contacts entre des abakuá et les sociétés du léopard africaines ont été initiées à partir des USA, entré dans le XXIe siècle sous l'égide de Ivor Miller. Des abakuá vivant aux USA et des membres nigerians d'une société Ekpé ont été réunis au Musée du quai Branly en janvier 2008.
L'influence culturelle abakuá est importante au long du XXe siècle dans la tradition de carnaval de La Havane, grâce aux relations entretenues entre les potencias et leur quartier. De nombreux musiciens havanais & matanceros étant abakuá la présence abakuá dans la musique populaire cubaine est continue, dans la musique comme dans les textes. Le son en porte la marque dès la fondation de premiers sextetos à La Havane. Le style de rumba columbia est irrigué régulièrement par l'influence abakuá, dans les textes comme les chorégraphies masculines de ses danseurs.
Quelques Musiciens abakuá célèbres : Ignacio Piñeiro (Sexteto Occidente, Sexteto & Septeto Nacional), Agustín Gutierrez (bongocero Sexteto Habanero, Septeto & Conjunto Matamoros, Septeto Matancero, Septeto Nacional, Conjunto Folklórico Nacional, Clave y Guaguancó), Juan de la Cruz Iznaga (chanteur, fondateur Septeto Nacional), Chano Pozo (percussionniste, compositeur), introducteur des congas dans le jazz, El Chori, showman de la percussion, fondateur de Yoruba Andabo. Miguel Faílde, figure de proue du danzón est réputé avoir appartenu à une potencia de Matanzas.
III.BIBLIOGRAPHIE ABAKUÁ
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- BALBUENA GUTIÉRREZ, Bárbara. 1996 : El Íreme Abakuá , ed. Pueblo y Educación.
- BUSTEMENTE, José A. 1957. « El Sacrificio Totemico en el Baroko Ñañigo ». Revista Bimestre Cubana, Vol.LVIII, julio-diciembre, La Havane.
- CABRERA, Lydia. 1959 : La sociedad secreta Abakuá narrada por viejos adeptos, ed. C. R., La Havane (ré-éd. 1970 Miami).
- CABRERA, Lydia. 1975 : Anaforuana, ed. Orbe, Espagne. Rituel et symboles de l'initiation dans la société secrète Abakuá.
- CASANOVA, Juan Manuel. 1989 : "La Sociedad Secreta abakuá", El Nuevo Herald du 15 juillet (supplément hebdomadaire), Miami.
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- CHATELAIN, Daniel. 1998. "De Changó aux tambours, bibliographie thématique afro-cubaine" . PERCUSSIONS n° 57 & n° 58. Chailly-en Bière.
- COURLANDER, Harold. 1944 : "Abakuá meeting in Guanabacoa", Journal of negro history , vol. 29.
- DESCHAMPS CHAPEAUX, Pedro. 1967 : " El languaje Abakuá " Etnologia y Folklore n°4 pp. 39-48, Academia de Ciencias, La Havane.
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- MARTIN, Juan Luis. 1944 : Perfil del languaje ñáñigo, La Havane.
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- MILLER, Ivor. Voice of the Leopard: African Secret Societies and Cuba. University Press of Mississippi, 2009
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- SOSA, Enrique 1984. El carabalí, La Havane.
- SOSA, Enrique 1995. "La leyenda ñáñiga en Cuba : su valor documental" , Anales del Caribe n°14-15.
- THOMPSON, Robert Farris : « Tres flechas desde el monte. Tres flechas desde el monte : La influencia Ejagham en el arte mundial ». Anales del Museo de América, ISSN 1133-8741, Nº. 6, pags. 71-83.
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